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LES PIANOS DE L'ÉTÉ :::
Journal d'une festivalière
Un
film de Don Kent,
écrit en collaboration avec Michèle Larivière
avec
Irène Jacob
Première
diffusion
Arte
Samedi
30 octobre 2004
22h30
une
production de Pierre-Olivier Bardet |
Ce “journal
d’une festivalière” , long mètrage mêlant
concerts filmés, séquences documentaires et éléments
de fiction, restitue au
plus près
l’expérience d’une mélomane (Irène Jacob) immergée
dans l’atmosphère
unique du Festival de La Roque d'Anthéron.
…
“Festival
de La Roque ; Irène Jacob sur la planète piano.
Savoir
faire et le faire savoir. Telle pourrait être la devise
de René Martin, deux ex machina du festival de La Roque d’Anthéron.
L’infatigable René Martin accueille tous les plus grands
noms du clavier et un public le moins guindé qui soit.
Depuis 2 ans aussi, certains artistes sont filmés dans le cadre
d’une série DVD « Les pianos de la Nuit ».
Il manquait une image grand public, celle de la télévision.
Mise en boîte pour Arte et diffusée fin 2004, ce documentaire
de 120 minutes évoquera ce festival,
première manifestation de ce genre, tous continents confondus.
Don Kent, le réalisateur du « Journal d’une festivalière »,
titre de cette production, désirait filmer une jeune actrice qui
ait pour la musique et les musiciens les yeux de Chimène.
Le choix d’Irène Jacob en ce sens est parfait.
Huit
années
durant de pratique musicale à nourrit notre
héroïne.
Une familiarité qui la mènera à prêter ses
mains au professeur de piano de « Au revoir les enfants » de
Louis Malle et une prise de rôle dans « Jeanne au bûcher » de
Honneger.
De « Rouge » et de la « Double vie de Véronique » de
K. Kieslowski on se souvient de la sensibilité frémissante
d’une actrice rayonnante.
Cette même sensibilité, la voila mise au profit du regard
qu’elle pose sur un lieu unique où tout est dédié à la
musique.
Et c’est à travers les yeux clairs d’Irène
que les téléspectateurs découvriront cette planète
du piano.
La
Roque, pour les habitués comme pour les néophytes,
ne ressemble en rien à un festival ordinaire,
lieu bourdonnant d’activités, de banderoles publicitaires,
d’annonces de haut parleur, de barrières de sécurité séparant
artistes badgés et spectateurs tenus en respect.
Irène Jacob, dès son arrivée, a perçu la
simplicité, le naturel d’un concept musical en marge des
modes.
Son regard s’est immédiatement attardé sur la beauté du
lieu qui semble définir l’état d’esprit de
ce festival. Lenteur des pas des promeneurs à toute heure, répétitions
en plein air,
bouffées de musique qu’exhalent comme par magie les hautes
branches des platanes, pianos en ballade sur les plateaux des tracteurs,
rencontres entre mélomanes et virtuoses…
l’œil pertinent de la belle actrice a capté quelques
images que la caméra viendra naturellement saisir et restituer.
En
quelques jours de flânerie entre les gradins et les allées
du parc ce « monde musical enchanteur » selon sa formule,
a séduit Irène Jacob.
De sa voix si bien timbrée, elle nous dira l’émotion éprouvée
au partage d’un moment avec Zhu Xiao Mei, parfaite interprète
de Bach, de sa collaboration avec l’audacieux talent de Piotr Anderszewski,
de son admiration pour la vitalité du jeu de Boris Berezowski.
Mais aussi elle aura mesuré le plaisir d’un public qui ne
fait pas mystères de ses enthousiasmes.
La présence d’Irène Jacob, rôle principal de
ce documentaire, garantit déjà l’authenticité de
l’image reproduite.
Car ici, nul besoin d’effets ni de surlignage.
La simplicité et le naturel d’Irène Jacob sont les
meilleurs arguments pour relater qu’à La Roque la
musique se donne toute entière et pour le plus grand nombre.
[
Gérard
Abria ]…”
Coproduction
: Idéale Audience, Festival de La Roque d'Anthéron, ARTE France,
NHK
(2004 - 120 mn, couleur)
Michèle
Larivière
--> mail
Michèle Larivière
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